Théâtre Mansart / CROUS BFC

Je me mets à rêver / Julien Barbazin

Spectacle drôle, punk, interactif avec Guy Debord, les Blacks Blocs, Pasolini, Chatelet, la Voisine, D’ de Kabal et les Bisounours

Avant toute chose, c’est la volonté de mettre en scène la parole insurgée et dérangeante du fondateur de l’Internationale situationniste et auteur de la Société du spectacle, parole en tout point pertinente aujourd’hui. Il y a urgence a connaître ou a ré-entendre, la virulence et le radicalisme de la pensée de Guy Debord qui résonne incroyablement avec notre contexte économique, social et politique actuel. Ce choix qui nous ramène aussi, évidemment, à l’utilité du théâtre dans notre société. Comment ne pas penser aux interrogations de Peter Brook dans l’Espace vide : « Pourquoi le théâtre ? Dans quel but ? Le théâtre est-il un anachronisme, une survivance bizarre qui reste debout comme un vieux monument, une habitude surannée ? […] Le théâtre occupe-t-il une place réelle dans nos vies ? ». Eh bien à toutes ces questions, « Je me mets à rêver » veut être aussi une proposition de réponse.

“Avec Debord, nous comprenons que ce n’est absolument pas un hasard si le régime nazi fut le premier à diffuser à longueur de journées de la musique gratuitement dans les rues des grandes villes allemandes : il fallait que le bruit de la radio d’Etat sépare les individus entre eux, et les condamne à une solitude silencieuse.”

Pierre Ulysse Baranque explique comment la société marchande a confisqué le dialogue direct par le biais du spectacle.

Vidéo ici

Un spectacle de Julien Barbazin - musique et son Antoine Lenoble - Vidéo et visuel Jean Marie Carrel - Photographe: July Bretenet - Avec Caroline Figueras, Delphine Horviller, Benjamin Mba, Jamel Blissat, Julien Jobert, Jean Marie Carrel, Antoine Lenoble et Julien Barbazin.